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Lumières matinales

Chemins buissonniers

Nous partons sans programme vers le sud sans destination précise.

Nous roulons à l’aventure avec pour seuls objectifs le plaisir des yeux et trouver « le » petit coin sympa pour dormir.

Cette liberté si chère aux gens du voyage est un luxe extraordinaire. Notre époque et notre mode de vie rationalise même les escapades, aussi, je vous invite à oublier GPS, cartes et autres Google Heart pour voguer sans but, regarder et sentir la nature.

2006-nov-tarn-et-midi 018.jpgCe soir le Puy Mary ne nous gratifie pas de ses plus beaux atours, aussi, malgré la fatigue  nous poursuivons notre quête de l’endroit idéal pour la nuit.

DSC_0086.jpgVoici notre hôtel, pas très confortable mais quelle ambiance au petit jour; le ruisselet tout proche glougloute doucement, le cri obsédant de la buse variable accentue cette impression de solitude. Certains citadins trouveraient ce silence insupportable, mais j’en goutte chaque minute avec gourmandise.

DSC_0081.jpgLe jour qui point a contraint chaque habitant du petit peuple des bois à rejoindre ses pénates.

DSC_0095.jpgC’est l’heure bleue du photographe, cette lumière froide est pourtant promesse d’une journée radieuse. Le soleil montre le bout de son nez au pied du cône parfait du Puy Griou.

DSC_0097.jpgC’est le choc, en quelques secondes, je sens sur ma joue une chaude caresse .  Ma voisine rouquine me souhaite le bonjour; je lui répond poliment.

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Qui est cet intrus qui vient de me faire perdre ma tétine? Maman va me gronder  d’avoir gâché tout ce bon lait .

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DSC_0098.jpgLe soleil, imperturbable, poursuit sa course, la campagne nous offre à chaque détour son meilleur visage. Quelle sérénité, mais il faut être né ici pour vivre si loin  de tout.

DSC_0101.jpgClin d’oeil sur le viaduc de Garabit qui marque notre retour à la civilisation. Nous émergeons tout étonnés sur l’asphalte lisse et droit qui   doit nous tirer vers le sud.

L’étape suivante nous mènera en Camargue, chère à mon coeur, ou quelques endroits secrets nous attendent.                                                                                                   

A bientôt si vous en avez envie.

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Le plaisir plus fort que la peur

Madison Campground   Yellowstone      (au petit jour )Madison Campground – Yellowstone

(réveil surprise au petit jour)

Ce carnet de voyage, bien tardif, relate nos deux mois passés à plus de 80% sous la tente en immersion dans les parcs nationaux de lOuest Américain.

Il n’aurait pas vu le jour sans la pression de mon entourage qui trouvait dommage de ne pas partager les photos et quelques péripéties.(je vous préviens, ça risque d’être rasoir)

Novice dans le maniement de  ce monstre qu’est Internet accompagné de ses très excitants copains MAC,Facebook et Open Office, je prie le lecteur d’être indulgent.

Du 25 mai au 27 juillet 2010, nous avons parcourus 13000 km,traversés ou mis le pied dans 9 états et une vingtaine de parcs ou sites.

Dans l’ordre de visite : APACHE TRAIL, SAGUARO NM, MISSION SAN XAVIER, SUNSET CRATER, GRAND CANYON, ANTELOPE, MONUMENT VALLEY, NATURAL BRIDGE, THE NEDLES, CANYON DE CHELLY, MESSA VERDE, Le train de DURANGO à SYLVERTON, BLACK CANYON, ARCHES, DINAUSAUR NM, YELLOWSTONE, GRAND TETON,SALT LAKE CITY,  CAPITOL REEF, KODACHROME,  BRYCE CANYON, ZION, LAS VEGAS,DEATH VALLEY, YOSEMITE, SAN FRANCISCO, et la cote pacifique jusqu’a MONTEREY.

Sachant que pour nous, l’Anglais c’est du Chinois, certaines situations étaient cocasses.

Mais que de rencontres enrichissantes et extraordinaires, de situations stressantes qui, une foi surmontées deviennent nos meilleurs souvenirs.

Au bout du compte, le plaisir a été beaucoup plus fort que la peur

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Couleurs & Lumières de CAMARGUE

Couleurs & Lumières de CAMARGUE
JPF_2416.jpgLes Saintes Maries de la Mer veillent sur la Camargue. Au coeur du delta du Rhône, ce village typique nous ouvre les portes de ce territoire secret.

DSC_0126-2.jpgImperturbable au milieu des embruns, ce pêcheur ne peut que communier avec la nature. Les reflets du soleil couchant dramatisent cet instant fugitif.

DSC_0120.jpgAnimal emblématique de ce territoire, au même titre que les taureaux et les flamants roses, les chevaux camarguais sont le reflet de leurs propriétaires : fiers et solides.

JPF_2377.jpgPassage obligé, le parc ornithologique de Maguelone rassemble dans un environnement naturel la plupart des espèces du delta :ici un héron bihoreau.

JPF_2520.jpgFutur champion dans les arènes d’Arles, fier de sa force et brave au combat, ce taureau aura peut être l’honneur, au terme de sa vieillesse, d’être enterré debout comme les plus valeureux de ses congénères.

DSC_7446 copie copie.JPGCe flamboyant couple de flamants  nous offre une parade amoureuse d’une rare élégance dans une lumière  sublime.

DSC_0110.jpgLa piste du Mas de Cacharel à Méjanes nous laisse entrevoir des vues étonnantes sur les étangs de Malagroy et Vaccarès.

JPF_2658-1.jpgAu coeur des salines, nous zigzaguons à travers des passages incertains sur les digues ravagées par les tempêtes. Je vous laisse le plaisir de découvrir ce havre de paix tout en espérant que ce site conservera sa solitude.

JPF_2670_modifié-1.jpgAu crépuscule, nous redécouvrons cette plage infinie, vierge de toute trace, fréquentée seulement par quelques initiés. Quelle sérénité, tous mes sens s’exacerbent et je retrouve mon âme d’enfant. Je m’enivre de l’odeur d’iode saupoudrée d’un soupçon de vase et de salicorne,  le grondement monotone des rouleaux engourdi mon cerveau; éblouis par le métal argenté de la mer en fusion, mes yeux s’imprègnent de cette lumière  intense.    Mes pieds nus s’enfoncent doucement dans le sable humide, mes orteils tels des doigts, attrapent au passage de minuscules coquillages que mon cerveau reconnais.

JPF_2673_modifié-2.jpgLe ressac a composé délicatement chaque pièce de ce tableau. Tout y est, rien ne manque, c’est parfait.                                                                                                                                           Il ne reste plus, pour couronner cette journée bien remplie, qu’à se coucher dans notre modeste roulotte en rêvant à de nouvelles « aventures ».

JPF_2708_modifié-1.jpgLe soleil sourit à ceux qui se lèvent tôt,  j’attends sereinement cet instant magique et éphémère.  A peine le temps de déclencher et tout redevient normal !!!

A bientôt peut être, mais les beaux jours arrivent et il faut reprendre les taches estivales.

Mais je ne vous oublie pas

 

 

L’ Auvergne en majesté

L’ Automne m’a toujours fasciné,

Une jeunesse d’enfant des bois m’a imprégné de toute les richesses de cette saison et mon coeur a été transpersé à jamais par les rayons du soleil filtrant à travers la futaie.

Berceau de ma famille, mes racines sont pronfondément enfoncées dans le sol Auvergnat.

Mon souhait serait de vous faire partager mes émotions devant cette nature automnale magnifiée par des couleurs, des lumières  et des formes  que même le Canada doit nous envier.

DSC_0003.jpgAu petit matin, la route de Volvic à St Ours nous plonge dans un univers contrasté, parfois flamboyant, peuplé d’ombres profondes. Ca et là, des épées de lumière dorée plantent leurs lames à travers un sous bois rouille et ocre.

DSC_0010.jpgLe Puy de Dôme apparait à travers les frondaisons, puis nous montre son sein parfait enveloppé d’un voile pudique. Cerné d’une résille verte et or ponctuèe du rouge sang des merisiers, qu’ajouter à ce paysage?

DSC_0011.jpgL‘Eglise d’Orcival, construite au XII eme siècle, est un exemple parfait de l’art roman.    On y ressent la rudesse, la simplicité et la ferveur de l’âme auvergnate qui a crée cette merveille bien à l’abri de son  village protecteur.

DSC_0024.jpgTrésor artistique de cette église, la Vierge noire, vénérée depuis des siècles, exprime malgré son austérité toute la majesté du lieu.

DSC_0047.jpgProche d’Orcival, caché dans son écrin de forêts et de prairies, le lac de Servières est à l’origine de la rivière Sioule. Il accueille quelques pécheurs de truites dans une ambiance bucolique,  troublée seulement par le meuglement ponctuel d’un paisible troupeau .

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Sentinelle imperturbable, la roche Sanadoire, drapée de sa robe grise brodée de dentelles, surveille la roche Tuilière sur l’autre berge de la vallée glacière de Fontsalade.

DSC_0066 2.jpgIncontournable, même si le site est plus fréquenté, la vue du parking vous propose un envol inoubliable au dessus de ce paysage hors normes.

DSC_0061.jpgPour terminer cette promenade automnale, il faut le dire exceptionnelle cette année (2017), immergez vous dans cette futaie de hêtres. Un vent léger fait pleuvoir des monceaux de pièces d’or sur un doux tapis bruissant et odorant.                                                                          Comme quand j’ètais enfant,  j’ai envie de m’y vautrer, m’y enterrer pour retouver les sensations de plènitude au plus profond de ces bois .

Prochaine èdition : descente au sud par les monts du Cantal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vive la France,le retour

62 ème jour – lundi 26 juillet

Dernière étape  : San Francisco – Lyon

Tout a une fin, après une grasse matinée, le shutlle nous prend en charge pour l’aéroport, nous récupérons nos valises à la consigne et, petit soucis  : nos deux bagages plus un supplémentaire pour la tente et diverses affaires de camping que nous ne trouvons pas chez nous, dépassent largement les 23 kg autorisés.

La séance de tri s’avère douloureuse, car une fois tout vérifié, c’est encore trop lourd. On se sépare donc des livres, documentation, dentifrice et vieilles chaussures et çà passe à 500 gr prés. Nous ne sommes pas les seuls, chez les autres, c’est beaucoup plus drôle.
Les formalités sont vites expédiées ( on voit qu’ils veulent se débarrasser de nous).

Le voyage par lui même, moins pénible qu’a l’aller fait partie des souvenirs à oublier, cette fois ci, on rajoute un jour) :11h de vol pour Francfort ,3h d’attente, 1 h 15 pour Lyon.

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Nous sommes le 27 juillet 2010

Epilogue :

Tout d’abord, un grand merci pour tout ceux qui m’ont poussés à écrire ce blog (un peu malgré moi)

Et puis ceux, nombreux, qui on eu le courage de suivre ce carnet de voyage au jour le jour, sur le mail et Facebook pour famille et amis, et les rares qui ont su découvrir ce site sur wordpress (comment? mystère).

Je remercie en particulier ma petite équipe de fans qui m’ont soutenus par leurs likes et commentaires sympathiques.

Je vous avoue que j’y ai pris plaisir et j’ai bien envie de prolonger ces moments de partage.

Sous quelle forme? quand?

Peut être divulguerais-je la mystérieuse recette de mon pesto à l’ail des ours!!!

DSC_0027 (1).jpgPeut être des photos d’Islande, ce paradis des solitaires et des ornithologues qui à défaut de manquer de péripéties marquantes, permettrait de vous faire profiter de cette nature brute à l’ambiance lunaire et aux couleurs extraordinaires .

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Ou cette Norvège  ou l’air est si pur que l’on se croit branché sur oxygène

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Ou l’Ecosse si proche et pourtant pleine de mystères

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Peut être vous donnerais- je la procédure pour installer une mangeoire à oiseaux tout à fait ingénieuse.

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Et pourquoi pas l’Ile de Beauté à l’automne, avec les seuls sympatiques autochtones.

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Ou tout ça et d’autres bêtises dont  certains ont fait les frais.(ils se reconnaitrons)

De toutes façons, les mésanges chantent le printemps, le jardin et le verger nous appellent.

Les roues du VW  s’ébrouent et ont hâte de retrouver le sol Irlandais courant mai.

Je viens d’acheter mon dernier joujou: un Nikon D500 qui m’a couté un rein et qui frétille de joie dans l’attente de faire chauffer sa carte de 32 gb (pour mémoire , en Norvège, en 2005 j’avais rempli 2 cartes de 1 gb).

Donc, à bientôt, chers amis, et n’oubliez pas de me faire part de vos envies et suggestions.

 

 

 

 

 

 

 

frenchpapy & Annie chez les chinois

61 ème jour -dimanche 25 juillet

Etape  : San Francisco

Un vrai lit, c’est pas mal, il y a même des Français dans l’ hôtel, on sent que c’ est la fin du voyage.

On rend notre vaillant Ford Escape à Alamo . Malgré un nettoyage, les 2 mois passés à bord ont laissé quelques traces et nous sommes un peu inquiets. Nous avons parcouru 13 000 Km dont pas mal de pistes non autorisées . Le gardien du garage récupère le véhicule sans sourcilier.
Au bureau, on essaye de me faire payer je ne sais quels suppléments pour je ne sais quelles raisons mais je tiens ferme et paye le prix prévu.
Nous retenons le shutlle pour demain matin devant l’ hôtel, c’ est cool.
On peut déambuler tranquilles dans SF, on part à pied à travers la ville pour Chinatown proche . Au passage, coup d ‘œil dans Union Square aux luxueux magasins inaccessibles à notre bourse.
Le nombre de sans abris, dont certains sont couchés à même le sol sur des cartons est effarant .
Le spectacle des câbles-car brinquebalants escaladants des côtes impossibles est déjà amusant .

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Des taxis anciens restaurés et briqués sillonnent les rues avec leur chargement de touristes.(en bateau, non appelle ce genre de transport des « promènes-couillons »

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Nous entrons dans Chinatown, la porte monumentale nous met tout de suite dans l’ambiance.

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Nous passons le reste du temps à chiner les chinoiseries et autres souvenirs,
( remarquez les emballages, les chinois aiment le cognac !!!)

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à manger chinois (sans les baguettes) ,

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à entendre parler chinois, et à regarder vivre cette étonnante population toujours souriante dans son décor chinois.blog61-8.jpg

C’est lestés de tee-shirts et divers souvenirs obligatoires que nous retrouvons notre hôtel.

 

En Goguette dans le port de San Francisco,

60 ème jour – samedi 24 juillet

Etape  : San Francisco

 

Cette nuit à 2h du matin, petit drame: la bouillotte de Madame s’est ouverte dans le duvet, on fait mieux comme réveil.
Au matin, nous plions bagages pour de bon et distribuons nos affaires non rapatriables  .
Le précieux GPS nous tire à l’aéroport pour confirmer nos billets: Départ lundi 26 juillet à 13 h 58.
Nous cherchons la consigne pour y laisser nos valises jusqu’au départ:120 dollars pour nos trois valises, c’est de l’arnaque !!! mais la tranquillité n’a pas de prix.
Puis, promenade en ville pour tester mes capacités de démarrage en côte (les pentes sont tellement impressionnantes que, au stop, on ne voit pas la voie transversale), merci la boite auto.( Qui n’a pas vu les courses poursuites au cinéma dans les rues de San Francisco)

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Nous prenons la direction du port où mon amour des voiliers me pousse au San Francisco Maritime National Historical Park.

Un miracle, on dégotte une place non payante dans une ruelle mal famée remplie de poubelles surveillée par de sévères pélicans à quelques mètres de Hyde Street Pier.

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Annie retrouve un vieux copain et lui serre la pince.

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Suit la visite extrêmement instructive d’une Goélette de 3 mats, ( le Balcluta construit en 1886) vestige de l’immense flotte de l’époque de la marine à voile, prêt à prendre la mer pour l’Alaska avec voiles et cargaison.

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Il ne manque au ferry, chargé de voitures d’époque que ses 2500 passagers.

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Mon coup de coeur va à l’Hercule, remorqueur de haute mer, monstre de puissance autour d’un énorme moteur; il partirait au quart de tour si on lui demandait.

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La vue du pont du Balcluta sur San Francisco suffirait à en justifier la visite.

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De même, on est très proche d’Alcatraz ( raté, il faut réserver la visite ) très photogénique.

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Touche historique: des goélettes au gréement aurique croisent toutes voiles dehors dans la baie ensoleillée .

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Un peu de lèche-vitrine nous confirme que l’on trouve les mêmes “ made in china”  partout dans le monde.(et ici encore plus si possible)

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Je suis indécrottable, aussi belle que soit SF, les villes ne m’attirent pas, dommage pour Annie qui aurait bien été à la découverte des merveilles dont les guides font l’éloge.
Nous réintégrons l’ Adante hôtel réservé à l’avance, vieillot mais bien placé et propre pour une nuit sans charme.

Half Moon Bey, l’épilogue approche

59 eme jour – vendredi 23 juillet

Jour de repos

Nous revenons au camping de Half Moon Bey, bien placé pour confirmer notre billet à l’ aéroport demain .
Nous y retrouvons une place sans problème et après une grosse sieste à l’abri du vent, nous partons pour une longue randonnée sur l’immense plage immaculée.

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Au bout d’ un quart d’heure de marche , nous sommes pratiquement seuls , sauf quelques sportifs et un ou deux couples épris de solitude comme nous.

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C’est saouls de vent, de soleil revenu et du bruit du ressac que nous disons adieu à cette côte Pacifique et à tous ses contrastes, soufflant le vent chaud et le froid brouillard, le fracas des vagues et le silence de la forêt, la misère cachée des ramasseurs de fruits et la richesse discrète de 17-Mile Drive .
Et puis quel bonheur de découvrir cette faune et cette flore merveilleuses passant du petit phoque confiant aux yeux de biche au séquoia géant de 90 mètres de haut, vestige des forêts primaires qui couvraient ces contrées.
Rentrés au camp, nous songeons au retour devant les flammes du feu de bois qui nous rappelle notre cheminée  .

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