Vive la France,le retour

62 ème jour – lundi 26 juillet

Dernière étape  : San Francisco – Lyon

Tout a une fin, après une grasse matinée, le shutlle nous prend en charge pour l’aéroport, nous récupérons nos valises à la consigne et, petit soucis  : nos deux bagages plus un supplémentaire pour la tente et diverses affaires de camping que nous ne trouvons pas chez nous, dépassent largement les 23 kg autorisés.

La séance de tri s’avère douloureuse, car une fois tout vérifié, c’est encore trop lourd. On se sépare donc des livres, documentation, dentifrice et vieilles chaussures et çà passe à 500 gr prés. Nous ne sommes pas les seuls, chez les autres, c’est beaucoup plus drôle.
Les formalités sont vites expédiées ( on voit qu’ils veulent se débarrasser de nous).

Le voyage par lui même, moins pénible qu’a l’aller fait partie des souvenirs à oublier, cette fois ci, on rajoute un jour) :11h de vol pour Francfort ,3h d’attente, 1 h 15 pour Lyon.

blog62-1.jpg

Nous sommes le 27 juillet 2010

Epilogue :

Tout d’abord, un grand merci pour tout ceux qui m’ont poussés à écrire ce blog (un peu malgré moi)

Et puis ceux, nombreux, qui on eu le courage de suivre ce carnet de voyage au jour le jour, sur le mail et Facebook pour famille et amis, et les rares qui ont su découvrir ce site sur wordpress (comment? mystère).

Je remercie en particulier ma petite équipe de fans qui m’ont soutenus par leurs likes et commentaires sympathiques.

Je vous avoue que j’y ai pris plaisir et j’ai bien envie de prolonger ces moments de partage.

Sous quelle forme? quand?

Peut être divulguerais-je la mystérieuse recette de mon pesto à l’ail des ours!!!

DSC_0027 (1).jpgPeut être des photos d’Islande, ce paradis des solitaires et des ornithologues qui à défaut de manquer de péripéties marquantes, permettrait de vous faire profiter de cette nature brute à l’ambiance lunaire et aux couleurs extraordinaires .

islande_dxo_2007 792 copie.jpg

Ou cette Norvège  ou l’air est si pur que l’on se croit branché sur oxygène

norvege 637.jpg

Ou l’Ecosse si proche et pourtant pleine de mystères

255_DxO.jpg

Peut être vous donnerais- je la procédure pour installer une mangeoire à oiseaux tout à fait ingénieuse.

DSC_3093.jpg

Et pourquoi pas l’Ile de Beauté à l’automne, avec les seuls sympatiques autochtones.

DSC_1092.jpg

Ou tout ça et d’autres bêtises dont  certains ont fait les frais.(ils se reconnaitrons)

De toutes façons, les mésanges chantent le printemps, le jardin et le verger nous appellent.

Les roues du VW  s’ébrouent et ont hâte de retrouver le sol Irlandais courant mai.

Je viens d’acheter mon dernier joujou: un Nikon D500 qui m’a couté un rein et qui frétille de joie dans l’attente de faire chauffer sa carte de 32 gb (pour mémoire , en Norvège, en 2005 j’avais rempli 2 cartes de 1 gb).

Donc, à bientôt, chers amis, et n’oubliez pas de me faire part de vos envies et suggestions.

 

 

 

 

 

 

 

frenchpapy & Annie chez les chinois

61 ème jour -dimanche 25 juillet

Etape  : San Francisco

Un vrai lit, c’est pas mal, il y a même des Français dans l’ hôtel, on sent que c’ est la fin du voyage.

On rend notre vaillant Ford Escape à Alamo . Malgré un nettoyage, les 2 mois passés à bord ont laissé quelques traces et nous sommes un peu inquiets. Nous avons parcouru 13 000 Km dont pas mal de pistes non autorisées . Le gardien du garage récupère le véhicule sans sourcilier.
Au bureau, on essaye de me faire payer je ne sais quels suppléments pour je ne sais quelles raisons mais je tiens ferme et paye le prix prévu.
Nous retenons le shutlle pour demain matin devant l’ hôtel, c’ est cool.
On peut déambuler tranquilles dans SF, on part à pied à travers la ville pour Chinatown proche . Au passage, coup d ‘œil dans Union Square aux luxueux magasins inaccessibles à notre bourse.
Le nombre de sans abris, dont certains sont couchés à même le sol sur des cartons est effarant .
Le spectacle des câbles-car brinquebalants escaladants des côtes impossibles est déjà amusant .

blog61-4.jpg

Des taxis anciens restaurés et briqués sillonnent les rues avec leur chargement de touristes.(en bateau, non appelle ce genre de transport des « promènes-couillons »

blog61-2.jpg

Nous entrons dans Chinatown, la porte monumentale nous met tout de suite dans l’ambiance.

blog61-3.jpg

Nous passons le reste du temps à chiner les chinoiseries et autres souvenirs,
( remarquez les emballages, les chinois aiment le cognac !!!)

blog61-5.jpg

à manger chinois (sans les baguettes) ,

blog61-7.jpg

à entendre parler chinois, et à regarder vivre cette étonnante population toujours souriante dans son décor chinois.blog61-8.jpg

C’est lestés de tee-shirts et divers souvenirs obligatoires que nous retrouvons notre hôtel.

 

En Goguette dans le port de San Francisco,

60 ème jour – samedi 24 juillet

Etape  : San Francisco

 

Cette nuit à 2h du matin, petit drame: la bouillotte de Madame s’est ouverte dans le duvet, on fait mieux comme réveil.
Au matin, nous plions bagages pour de bon et distribuons nos affaires non rapatriables  .
Le précieux GPS nous tire à l’aéroport pour confirmer nos billets: Départ lundi 26 juillet à 13 h 58.
Nous cherchons la consigne pour y laisser nos valises jusqu’au départ:120 dollars pour nos trois valises, c’est de l’arnaque !!! mais la tranquillité n’a pas de prix.
Puis, promenade en ville pour tester mes capacités de démarrage en côte (les pentes sont tellement impressionnantes que, au stop, on ne voit pas la voie transversale), merci la boite auto.( Qui n’a pas vu les courses poursuites au cinéma dans les rues de San Francisco)

blog60-1.jpg

Nous prenons la direction du port où mon amour des voiliers me pousse au San Francisco Maritime National Historical Park.

Un miracle, on dégotte une place non payante dans une ruelle mal famée remplie de poubelles surveillée par de sévères pélicans à quelques mètres de Hyde Street Pier.

blog60-3.jpg

Annie retrouve un vieux copain et lui serre la pince.

blog60-7.jpg

Suit la visite extrêmement instructive d’une Goélette de 3 mats, ( le Balcluta construit en 1886) vestige de l’immense flotte de l’époque de la marine à voile, prêt à prendre la mer pour l’Alaska avec voiles et cargaison.

blog60-5.jpg

Il ne manque au ferry, chargé de voitures d’époque que ses 2500 passagers.

blog60-4.jpg

Mon coup de coeur va à l’Hercule, remorqueur de haute mer, monstre de puissance autour d’un énorme moteur; il partirait au quart de tour si on lui demandait.

blog60-6.jpg

La vue du pont du Balcluta sur San Francisco suffirait à en justifier la visite.

blog60-8.jpg

De même, on est très proche d’Alcatraz ( raté, il faut réserver la visite ) très photogénique.

blog60-10.jpg

Touche historique: des goélettes au gréement aurique croisent toutes voiles dehors dans la baie ensoleillée .

blog60-12.jpg

Un peu de lèche-vitrine nous confirme que l’on trouve les mêmes “ made in china”  partout dans le monde.(et ici encore plus si possible)

blog60-13.jpg

Je suis indécrottable, aussi belle que soit SF, les villes ne m’attirent pas, dommage pour Annie qui aurait bien été à la découverte des merveilles dont les guides font l’éloge.
Nous réintégrons l’ Adante hôtel réservé à l’avance, vieillot mais bien placé et propre pour une nuit sans charme.

Half Moon Bey, l’épilogue approche

59 eme jour – vendredi 23 juillet

Jour de repos

Nous revenons au camping de Half Moon Bey, bien placé pour confirmer notre billet à l’ aéroport demain .
Nous y retrouvons une place sans problème et après une grosse sieste à l’abri du vent, nous partons pour une longue randonnée sur l’immense plage immaculée.

blog59-1.jpg

Au bout d’ un quart d’heure de marche , nous sommes pratiquement seuls , sauf quelques sportifs et un ou deux couples épris de solitude comme nous.

blog59-2.jpg

C’est saouls de vent, de soleil revenu et du bruit du ressac que nous disons adieu à cette côte Pacifique et à tous ses contrastes, soufflant le vent chaud et le froid brouillard, le fracas des vagues et le silence de la forêt, la misère cachée des ramasseurs de fruits et la richesse discrète de 17-Mile Drive .
Et puis quel bonheur de découvrir cette faune et cette flore merveilleuses passant du petit phoque confiant aux yeux de biche au séquoia géant de 90 mètres de haut, vestige des forêts primaires qui couvraient ces contrées.
Rentrés au camp, nous songeons au retour devant les flammes du feu de bois qui nous rappelle notre cheminée  .

blog59-4.jpg

 

Environs de San Francisco

58 ème jour – jeudi 22 juillet

Etape : S.F. Golden Gate Bridge, Sausalito, Point Reyes

Ce matin, nous partons au nord de San Francisco et traversons le mythique Golden Gate , aujourd’hui le brouillard est diffus sous un ciel gris.

blog58-1.jpg

C’ est vrai qu’il a de la gueule, sa célèbre teinte rouge-orangée (ça irait très bien sur le pont de Millau) ressort sur une baie un peu tristounette. Malgré tout la vue est exceptionnelle du promontoire nord du pont

blog58-3.jpg

Classique : l’ile prison d’Alcatraz

blog58-11.jpg

Les marins sont partis en goguette
blog58-4.jpg

Nous sortons en direction de Sausalito et nous nous installons à l’ombre dans un endroit tranquille de Marin City

blog58-5.jpg

Les habitants de ces étonnantes maisons flottantes, mi cabanes, mi luxueuses demeures, ont su conserver le charme de cet endroit hors du temps.

Un hydravion amarré au quai dénote qu’ils ne sont pas dans le besoin.
La superbe route côtière nous fait passer par Bolinas; on se croirait en Corse vu leur esprit d’indépendance (plus un seul panneau de signalisation), le soleil partiellement revenu fait briller la frange de cette côte sauvage battue par la houle.

blog58-9.jpg

Nous peinons à trouver la route de Point Reyes dans ce secteur très peu touristique malgré la route agréable. Une chance, nous trouvons à 17 h le Olema Campground qui dispose de tellement de place que nous avons l’embarras du choix.
Il faut se dépêcher pour rejoindre notre but : Le phare de Point Reyes Lighthouse.     La route parait longue dans les collines ponctuées de fermes toutes construites sur le même modèle.
Le parking se trouve à un bon km de l’escalier qui le dessert et nous arrivons essoufflés mais trop tard pour accéder au site.
C’est étonnant, on croirait une maison de poupée posée au ras de l’eau alors qu’il est planté à mi-falaise ; heureux retard: il aurait fallu remonter les 300 marches et d’en haut, le panorama vaut le coup d’ oeil .

blog58-6.jpg

Il fait bon, tant mieux, les arbres courbés par le vent trahissent un climat habituellement venteux.

blog58-7.jpg

Les falaises escarpées sont noires de guillemots et de pingouins mais pas de baleines à l’ horizon (ce n’ est pas l’ époque)

blog58-8.jpg

De retour au camp, de charmants voisins essaient de discuter et nous offrent des fraises, bonne nuit.

Vraiment, ces Américains sont sympa et ne nous ont déçus à aucun moment, quel contraste avec certains Français râleurs et imbus de leur personne rencontrés au hasard de nos pérégrinations, dommage.

 

 

 

Rêves de nature

57 ème jour – mercredi 21juillet

Etape  : 17 Mile Drives – Big Sur

Notre brouillard est toujours présent, la tente est trempée; c’ est moins drôle mais dans l’ensemble du voyage, les jours de galères sont insignifiants .
Vers 10 h le soleil sort timidement, nous visitons le Fisherman Wharf .
L’ attraction est la digue du Coast Guard Pier occupée par une colonie
d’otaries bruyantes et odorantes surveillée par un vieux mâle à la pose hiératique .  Ce »macho »ne daigne même pas sourire au photographe.

blog57-1.jpg

Dame otarie , elle, nous fait les yeux doux et nous salue de quelques aboiements rauques.

blog57-2.jpg

Les cormorans, bras grands écartés pour sécher plus vite, se font bousculer par les pélicans espiègles
Et surtout deux loutres de mer exécutent des cabrioles, plongent et font la planche à quelques mètres de nous en nous ignorant totalement.

blog57-3.jpg

Dans mes rêves de nature les plus insensés, je n’aurais jamais imaginé approcher tous ces animaux «  sauvages  » qui vivent sur cette côte pacifique en bonne intelligence avec les humains.

Mon sentiment est que les hommes les respectent et qu’ ils n’ont pas cette méfiance ancestrale due à des siècles de chasse chez nous.

Nous poursuivons par la magnifique route côtière 17 Mile Drive (payante) entretenue par une armée de jardiniers qui essaient d’extirper les «  dents de sorcières  » invasives aussi chez nous . blog57-5.jpg

Chaque virage découvre une plage habitée de phoques, de vautours (Turkey vulture), de goélands et de pélicans gris.

blog57-6.jpg

blog57-8.jpg

Plus au large, des otaries paressent accompagnées d’une colonie de cormorans sur le rocher de Bird Rock .
Le vent portant dans notre direction nous fait profiter de leurs remugles.

blog57-10.jpg

Les résidences luxueuses succèdent aux terrains de golf et il faut avouer qu’ habiter ici est un formidable privilège.

blog57-9.jpg

blog57-11.jpg

Nous arrivons à Carmel qui me fait penser à certaines petites villes de notre côte Atlantique; nous arrivons trop tard pour visiter Carmel Mission !!! dommage.

blog57-13.jpg

Et notre désormais rituelle recherche d’un endroit où dormir se termine au 3 ème essai par un emplacement sympa dans une foret (laquelle?) à coté d’une rivière (quelle précision ), on va dire avec un joker  : Pfeiffer Big Sur State Park

Annie se fiche pas mal de l’endroit où nous sommes , elle a son toit sur la tête.

 

 

 

Monterey – ambiance aquatique

56 ème jour- mardi 20 juillet

Etape  : Monterey

Le brouillard habituel nous accompagne du lever à 6 h jusqu’ à notre arrivée à Monterey vers 11h.
Echaudés les jours précédents, nous retenons une place dans un camping niché dans les hauteurs de la ville.(le Vétérans Mémorial Park Campground) Très peu occupé, personne ne nous demande rien, les vestiaires sont nickel, c’est le pied  ; ce soir, pas de stress.

blog56-1.jpg

Notre but est le Monterey Bay Aquarium (le guide Vert Michelin le donne comme un des plus beau du monde) .
De toutes façons, il est fantastique, immense, on se croirait sous la mer, l’ambiance est tellement bien restituée qu’ on a l’impression d’être dans une bulle d’air.
Des algues laminaires d’une hauteur incroyable abritent des banc entiers de sardines même pas effarouchées par des requins repus.

glog56-2.jpg

Les anémones de mer aux teintes plus extraordinaires les unes que les autres abritent des quantité de crustacés et autres habitants.

blog56-4.jpg

blog56-3.jpg

Le clou du spectacle est l’aquarium des méduses, translucides et aériennes, elles dansent sans fin en un ballet que seule la nature peut créer.

blog56-6.jpg

Je ne vous parle pas des milliers de poissons, phoques et loutres qui semblent complètement adaptés à ce milieu qu’ on dirait naturel .

Nous y restons tout l’après midi sans voir le temps passer, dehors, il bruine toujours, on a rien perdu.
Une chance, le mardi, c’est jour de marché et nous en profitons pour baguenauder au hasard ; très vivant, on se croirait au marché de Toulon, sauf les prix : 12 dollars le kg de pommes de terres et le reste à l’ avenant ; ce doit être du super bio!!!
On se rend compte qu’on est tout à coté de 17 -Mille Drive, un des quartiers résidentiels les plus riche de la côte.
Annie achète quand même des radis et des pommes de terre que nous dégusterons lentement sous la tente.(ça nous changera des nouilles).

 

Petites émotions au bord du Pacifique

55 ème jour – lundi 19 juillet

Etape : Ano Nuevo State Reserve – Big Basin Redwoods State Park

Nous nous réveillons enveloppés dans une brume de Toussaint, en 2 mois ,
c’ est une première.

blog55-1.jpg

Ce phénomène presque journalier est occasionné par la rencontre des vents froids venus de l’ océan avec l’ air chaud des déserts ; mais ces brouillards se dissipent rapidement.
Nous partons visiter la réserve d ‘éléphants de mer d’ Ano Nuevo, parait-il le seul endroit où on peut rencontrer ces Sumos de la mer en dehors des iles. Un sentier facile longeant la côte  serpente à travers les dunes de sable; nous débouchons sur une falaise surplombant la plage de ces monstres sympathiques.

blog55-2.jpgUn naturaliste essaye de contenir les touristes prêts à aller caresser ces petites bêtes d’une tonne  ???
La bataille fait rage entre deux mâles pour la suprématie du harem d’une cinquantaine d’ animaux.

blog55-5.jpg

blog55-3.jpg

Nous sommes en admiration devant ces gros patauds qui peinent à se mouvoir sur terre et sont tellement à l’aise dans l’eau .
Nous visitons la sympathique ville de Santa Cruz, puis partons à notre chasse maintenant journalière d’un endroit où dormir  !!! ce qui a l’ avantage de nous faire découvrir l’intérieur du pays mais le désavantage de stresser de plus en plus Madame.
Enfin une bonne âme nous indique le Big Basin Redwoods State Park, perdu du coté de Boulder Creek( sacré port de mer)

blog55-6.jpg

Après une magnifique route dans une forêt de séquoias, nous montons la tente (enfin) vers 19 h dans une clairière entourée de ces arbres souvent millénaires ( commentaire d’ Annie  : Ca se mérite )

Etonnant Pacifique

54 ème jour – dimanche 18 juillet

Etape  : San Francisco – Half Moon Bay

Nous avons dormi comme des loirs, Annie trie les valises et nettoie la voiture que l’on doit rendre à Alamo (elle est vraiment “crade”).

Nous branchons le GPS et c’est parti pour 170 km à travers les vergers sans fin, Oakland nous accueille avec un bouchon monstre : police, ambulances, hélicoptère, la totale, sortie obligatoire n’importe où, vive le GPS qui nous dépose devant Alamo.

blog54-3.jpg

Nous arrivons trop tôt et une place de parking se libère …juste devant l’ hôtel Hilton et nous mangeons notre cuisse de poulet en regardant les berlines rutilantes déposer leur lot de «  grosses légumes  ».

De retour à Alamo, après maintes palabres, je réussis à conserver la voiture, mais nous sommes en juillet et le prix s’en ressent, nous sommes contents de garder notre “gros veau.”
Il faut expliquer qu’Alamo ou tout autre loueur refusent de signer un contrat de plus de 54 jours, (problème juridique où  ??? je n’ai jamais eu d’explication ).
Nous repartons à la chasse au camping au hasard en direction de Monterey.
Nous découvrons le Pacifique et c’est vraiment superbe, la route longe la côte, les falaises sont couvertes de fleurs sauvages.

blog54-6.jpg

Dans ce paysage de carte postale, les bancs de brume laissent apparaître les vagues argentées magnifiées par le soleil couchant.(quant il veut bien sortir)

54-2.jpg

Moins marrant, les campings sont une fois de plus complets et au bout de 50 km nous retournons sur nos pas .
A Halph Moon Bay pourtant, le gardien se laisse convaincre de nous trouver un petit coin malgré la pancarte «  full  » habituelle.
Une chance encore, nous sommes face à l’Océan, sans vis a vis et nous attendons le coucher du soleil les doigts de pied en éventail.

blog54-7.jpg

Hic!!! çà tangue sérieux

Annie avait rangé pulls et couvertures croyant que Pacifique voulait dire palmiers et “bronzette”, en fait, c’est plutôt kway et feu de bois.
Vu la beauté de la côte, elle n’a aucun regret.

Yosemite : et encore des ours

53 ème jour – samedi 17 juillet

Etape : Yosemite – Modesto

6 heures du matin, branle-bas de combat, il faut tout transbahuter dans la voiture située à 200 m.

Nos voisins de parking vont avoir une surprise , ils ont dû mal vider leur véhicule et la portière avant fait une “drôle de bouille”: Un ours a pris le montant de la portière par le haut et l’ a pliée comme on ouvre une boite de conserve ; Ils auront droit à une double peine (l’ amende et la réparation).

blog53-1.jpg

7 h30 , nous suivons le sentier facile qui mène au pied de Lower Yosemite Falls.

blog53-15.jpg

Seuls dans les embruns nous nous prenons pour Tarzan et Jane (avec un peu d’embonpoint), puis de retour dans la prairie bordant la Merced River, nous herborisons ou plutôt admirons les quantités d’insectes et de fleurs sauvages .

blog53-2.jpg

Annie sursaute car un Black Bear (elle doit les attirer) muni d’un collier émetteur déboule juste à coté de nous et, surpris lui aussi, saute dans la rivière .

blog53-3.jpg

Que d’émotions, ces rencontres successives nous donnent à penser que ces bestioles pullulent et j’ espère que celui-ci ne sera pas euthanasié.

blog53-4.jpg

C’est trop formidable de laisser des espaces de nature (presque) vierge et animaux ou humains,tant pis pour ceux qui ne suivent pas les règles.
Bridalveil Falls ne se laisse pas photographier de près, le nuage d’embruns nous trempe en quelques minutes.

blog53-5.jpg

10 h 30, au revoir Yosemite, nous quittons encore à regret ce magnifique parc dont le seul défaut est la surpopulation humaine à certains endroits et à certaines heures.

Avant de sortir du parc, nous nous décrassons de la poussière du camp dans  la Tuolumne River extrêmement fraiche et claire.
Un des secrets d’un voyage réussi, c’est d’être au bon endroit avant tout le monde (ou après)
Nous traversons la Sierra Nevada de plus en plus aride en allant vers l’ ouest

blog53-6.jpg

et, sans transition, nous découvrons la Californie telle qu’on se la représente : des immensités de plantations d’arbres fruitiers, arrosées par de larges canaux d’irrigations, de gigantesques exploitations entrecoupées de quelques villages tranquilles .

blog53-7.jpg

Nous nous mettons en chasse d’un camping pour passer la nuit, mais toujours la même réponse : complet, full !!! Au 3eme essai, le gardien compatissant nous indique une « aire de recréation » impossible à retrouver tellement nous avons tournés en rond.
Cette aire est en fait une grande prairie encastrée dans une boucle de la rivière Merced .
Des arbres séculaires apportent une ombre bienvenue sous laquelle nous plantons notre tente, pas de gardiens ni boite à enveloppe, des familles sont installées en tribus et des grappes de gamins jouent à la guerre.

blog53-8.jpg

Seul bémol, les restrooms bouchés débordent largement et il faut des bottes pour accéder à l’unique robinet d’eau potable.
Mais cet endroit perdu est merveilleux car nous devenons des pioniers et cette totale liberté nous enivre.

Séquoia, raconte moi ton histoire

52 ème jour – vendredi 16 juillet

Etape : Yosemite Valley – Mariposa Grove

Comme hier et pour les mêmes raisons (réservations impossibles dès le mois de février, tous les camps sont fulls ) nous partons très tôt pour Yosemite Valley.

Les arrêts photos obligatoires notamment vers Tenaya Lake nous retardent encore un peu.
Ce pin multi-centenaire a résisté aux éléments et aurait combien d’ évènements à raconter.

glog52-1.jpg

Malgré l’obligation de se garer dans un parking éloigné des emplacements autorisé , seul le Camp 4 ne prend pas de réservation et nous nous installons dans la longue fille d’attente .

glog52-2.jpg

Le ranger de garde explique à chaque groupe pendant un quart d’heure ses obligations assorties de lourdes amendes ( 1000 dollars) si les consignes ne sont pas respectées .

En effet, des ours ravagent le secteur depuis plusieurs jours et s’ en prennent à toute nourriture ou bonnes odeurs laissées à leur portée, d’ou la nécessité de tout enfermer dans des boites conçues à cet usage (même le dentifrice et le chewing-gum) ; au bout de trois prédations, les gourmands sont abattus, d’ou le mot d’ordre : SAUVER LES OURS.
Au bout d’1h et demi d’attente, nous sommes enfin admis. Derrière nous, deux autre privilégiés pénètrent dans ce havre de paix, les autres, nombreux, se rabattrons à l’extérieur du parc. Ouf !!!
Pourtant, le Camp 4 ressemble plutôt à un camp de réfugié poussiéreux et bruyant.
Nous partons voir l’attraction du secteur : les séquoias géants de Mariposa Grove.

blog52-4.jpg

Une heure et demi de balade entourés de ces géants de 70 à 90 mètres , vestiges d’une autre époque ( certains datent d’environ 3000 ans) vous rend humble. Heureusement pour eux ,ils sont inexploitables.

blog52-8.jpg

 

La difficulté est de rendre en photo leur imposante stature ,mais la silhouette d’une personne donne une petite idée des proportions.

blog52-3.jpg

Nous continuons notre visite vers l’incontournable point de vue de Glacier Point .

blog52-18.jpg

blog52-9.jpg

Dans un virage en épingle à cheveux, Annie me crie de stopper et me montre deux adorables oursons qui jouent et grimpent aux arbres à 10 m de nous, de l’autre coté de la route .

blog52-5.jpg

J’ai toutes les peines du mondes à l’ empêcher de sortir les photographier , heureusement car maman ours n’était pas loin et on nous à bien recommandé la prudence, de nombreux accidents sont à déplorer.

De mon coté, je mitraille à fond avant de découvrir le mauvais réglage de mon appareil . Je m’injurie copieusement

blog52-10.jpg

Cette superbe rencontre restera un de mes meilleurs souvenirs, j’entend encore le déclencheur de l’appareil et les photos ratées défilent dans ma tête .

Le soir tombe sur Glacier Point, ce qui n’enlève rien à la magie du lieu, Half Dôme ,

blog52-13.jpg

Vernal et Nevada Fall sont sublimes et nous avons de la peine à nous arracher à ce spectacle.

blog52-11.jpg

blog52-14.jpg

Retourner dans notre camp de nomades est une épreuve mais la fatigue et les émotions nous gagnent. Bonne nuit.

 

 

 

Bonjour Yosemite

51 eme jour – jeudi 15 juillet

Etape : Yosemite : Tuolumne Meadows

 

Nous démarrons tôt pour espérer récupérer une place au camping de Tuolumne Meadows ( 1er arrivé, 1er servi) mais on ne peut s’empêcher de prendre des photos dans ce magnifique paysage « alpin »; tout y est : neige sur les sommets, lacs sans une ride et fleurs aux couleurs éclatantes.

blog51-1.jpg

blog51-2.jpg

Le camping nous accueille au bord du Dana Fork , un torrent assagi dans sa traversée de la prairie de Tuolumne.

blog51-3.jpg

Pressés de visiter les alentours , nous nous engageons sur l’agréable piste de Saddlebag Lake dont les abords foisonnent de fleurs montagnardes ; les vues sur les sommets environnants sont fantastiques (le Mont Dana culmine à 4000m)

blog51-4_DxO.jpg

blog51-5.jpg

Situé hors du parc, ce lac d’altitude est encore très enneigé et la respiration se fait difficile (plus de 3000m) une bataille de boules de neige clôture cette visite vivifiante.

blog51-6.jpg

Nous terminons l’après midi par une grande promenade à travers les méandres de la Tuolumne River zigzagant dans cette prairie d’altitude , dominée par le crâne pelé du Lembert Dôme .

blog52-7.jpg

Des dizaines de cerfs peu farouches paissent au milieu du bleu des iris sauvages.

blog51-7.jpg

 

Evasion de la Vallée de la Mort

50 eme jour- mercredi 14 juillet

Etape  : Death Valley – Lee Vining – Mono Lake

 

Levés très tôt ( 5h30 ) pour profiter d’une relative fraicheur.

blog50-1.jpg

Nous partons pour Zabriskie Point, personne pour polluer ce site minéral exceptionnel; l’érosion a crée des ravines régulières, la lumière matinale accentue le relief.

blog50-5.jpg

On ressent la cruauté de ce pays et en même temps une plénitude inexplicable nous envahis.

blog50-2.jpg

Les premiers arrivants cassent l’ambiance et nous partons à regret.

blog50-8.jpg

De retour à Furnace Creek pour un petit tour de l’oasis et visiter le musée : intéressant, j’ai une pensée pour ces travailleurs et mineurs capables de sortir leur journée dans ces conditions terribles.

blog50-7.jpg

A 9 h , il fait déjà 100° f , puis très vite 111°f , c’est affolant.

On va malgré tout chercher un peu de poussière sur la piste amusante de Twenty Mule Canyon lorsque le tableau de bord indique «  engine oil change soon  »

blog50-6.jpg

L’unique station service nous dit que nous avons dépassés le kilométrage pour la vidange mais pas de risque, un peu d’huile et c’est reparti .
Annie commence à écrire un roman et nous imagine desséchés au pied de San Dunes

blog50-4.jpg

Même les cactus se ratatinent pour échapper à cet enfer.

blog50-10.jpg

La route désertique nous offre des vues superbes jusqu’à Lon Pines.
Les bassins couleur de rouille de salines en exploitation regorgent d’échassiers peu farouches.

blog50-12.jpg

blog50-11.jpg

On passe de moins 90 mètres à 2400 mètres en rien de temps mais il fait toujours très chaud.
Lee Vining et son Camping Mono Vista RV Park nous accueille après cette longue route.
Un petit break et nous partons pour la rive sud de Mono Lake.
Les concrétions calcaires émergent de l’eau saline sous des formes torturées magnifiées par les rayons du soleil couchant.

blog50-13.jpg

Le spectacle est d’ une rare beauté; quelques promeneurs comme nous baguenaudent parmi les sauges, seuls végétaux capables de résister dans ce milieu hostile .

blog50-14.jpg

On ne peut s’empêcher de faire trempette, mais la sensation grasse du sel est désagréable. (2 fois plus salé que la Méditerranée)

Ces concrétions sont apparues lors du captage des sources alimentant Los Angeles.
C’est un signe visible de l’ exploitation irrationnelle de l’eau: Les pompages et captages à la suite d’un emploi immodéré de cette ressource provoquent l’assèchement progressif des rivières (ex  : le Colorado) et l’arrosage ou l’irrigation entrainent la salinisation d’immenses étendues qui deviennent stériles.
Le froid tombe très vite sous la tente, l’organisme, malmené par ces extrêmes en prend un coup; la neige nous attend quelques centaines de mètres au dessus.

Enfer ou Paradis !!!

49ème jour – mardi 13 juillet

Etape : Death Valley National Park

Nous nous levons au petit jour pour rouler le moins possible en pleine chaleur, car nous partons à Death Valley .
Théoriquement 2h 30 de route, il ne fait « que » 30°C, le paysage est la copie de notre arrivée à Las Vegas : désert monotone, yuccas et cactus; le GPS veut nous faire prendre un raccourcis par une piste, mais les déboires précédents nous ont assagis.

blog49-1.jpg

Des réservoirs d’eau, disposés de places en places le long de la route nous rappellent que la réputation de la Vallée de la Mort n’est pas usurpée.
Nous trouvons facilement (et pour cause, il n’y a rien d’autre) notre hôtel réservé à Furnace Creek, on est loin de la foule et malgré une chaleur de four (112°F à 11h30), je respire.

blog49-4.jpg

Nous nous félicitons malgré tout de ne pas avoir choisi le camping.

Une petite balade d’un km sur la croute de sel au point le plus bas des Etats Unis  : Badwater (86m au dessous du niveau de la mer) en plein “cagna” me font réaliser que j’ai le cerveau dérangé.

blog49-2.jpg

Annie, plus sagement ,me regarde de loin.

blog49-5.jpg

blog49-3.jpg

 

De retour à l’hôtel, l’accueil nous explique que les chambres ne seront disponibles qu’à 14h; vu la chaleur et le manque total d’ombre, le restaurant et sa clim s’imposent (un peu cher).

La transition entre dehors et la chambre est fantastique, Annie lave un peu de linge et une heure après, il est sec.
A la nuit tombante , nous tentons une sortie, il fait toujours 111° F, dommage la route d’ Artist Drive ne se montre pas sous son meilleur visage.

blog49-6.jpg

blog49-7.jpg

Onze heures du soir, la chaleur est toujours omniprésente et sortir s’apparente à rentrer la tête dans un four .

 

Las Vegas : Ville lumière

48 eme jour -lundi 12 juillet

Etape  : Las Vegas

 

Nous devions partir pour Death Valley ce matin, mais le courage nous manque de retourner dans la fournaise et vu le prix des chambres, nous décidons de continuer à gouter aux délices de la clim et de la douche.
Annie avait décidé de faire du shopping et nous trainons donc toute la matinée dans Las Vegas Premium Outlets où les prix semblent intéressants  ? A tel point qu’il nous faut acheter une valise (cout de la valise plus excédents de bagages =???en France) mais madame s’en donne à cœur joie, chacun son tour.

blog48-1.jpg

Un excellent repas dans un Rapid Food Chinois et retour à l’hôtel pour une énorme sieste, fraiche pour une fois. L’après midi se passe à joindre la famille et se termine par une pizza bien grasse .

La nuit tombée, nous entreprenons l’ascension de Stratosphère Tower  ( 350m de haut): fouille au corps au départ;

blog48-3.jpg

Un ascenseur nous expédie à une vitesse incroyable au restaurant panoramique d’ où on a l’impression de voyager en ballon au dessus d’un océan de lumières.

blog47-10.jpg

Je regarde sans envie les folles attractions que mon dos et mon vertige m’interdisent.
A coté de nous, une femme d’un certain âge (et même d’un âge certain)
se prépare à sauter à l’élastique en pleine nuit. Brrrr  !!! J’ aurais l’impression de me suicider  .

Rétrospectivement, je regrette de ne pas avoir arpenté le Strip et assisté à un spectacle du Cirque du Soleil, mais la transition par rapport à notre mois et demi de vie sauvage a été trop brutale et mon seul désir était de retrouver les grands espaces.